Bonne nouvelle : au premier trimestre 2026, le marché du logement collectif neuf en France confirme une phase de stabilisation des prix, selon les données de la Fédération des Promoteurs Immobiliers, FPI. Le prix moyen atteint 5 209 €/m² en France entière, en progression limitée de + 0,6 % sur un an. Cette évolution traduit un secteur désormais moins inflationniste, après plusieurs cycles de hausse marquée.
Pour mémoire, sur l’ensemble de 2025, les prix des logements neufs avaient progressé de + 2,7 % par rapport à 2024.
Prix appartement neuf en Ile-de-France : un marché toujours plus cher, porté par la tension structurelle
L’Ile-de-France reste la zone la plus onéreuse du territoire. Le prix moyen d'un appartement neuf en région parisienne atteint 5 862 €/m² au T1 2026, soit une hausse de + 2,2 % sur un an. Cette progression, supérieure à la moyenne nationale, illustre la persistance d’une forte tension sur l’offre, notamment dans les zones proches des transports structurants et des bassins d’emploi.
A titre de comparaison, les régions affichent un prix moyen nettement inférieur, à 4 859 €/m², avec une quasi-stagnation de + 0,3 % sur un an. Par exemple, en ce début d’année, le prix d’un logement de trois-pièces, d’environ 65 m², a ainsi crû de + 77 €/m² en régions, mais de + 748 €/m² en Ile-de-France. L’écart entre l’Ile-de-France et les territoires régionaux continue ainsi de se maintenir à un niveau élevé, supérieur à 1 000 €/m².
Prix des logements neufs France (€/m²) - 1er trimestre 2026
| Zone | T1 2026 | Évolution T1 2026 / T1 2025 | Évolution 2025 / 2024 |
|---|---|---|---|
| Régions | 4 798 € | +0,3 % | +2,9 % |
| Ile-de-France | 5 749 € | +2,2 % | +1,4 % |
| France entière | 5 113 € | +0,6 % | +2,7 % |
Sources : FPI
Quel prix du neuf dans les grandes métropoles ?
Les données par intercommunalités révèlent, elles aussi, une forte hétérogénéité des prix du neuf. Annecy se distingue avec un niveau particulièrement élevé à 7 052 €/m² au T1 2026, en hausse de + 10,1 % sur un an, symbole de son statut de marché premium sous forte pression. Nice suit avec 6 866 €/m² (+ 4,9 %), tandis que Strasbourg atteint 4 912 €/m² (+3,9 %).
A l’inverse, certaines grandes agglomérations affichent des niveaux plus contenus, comme Lille (SCOT) à 4 316 €/m² (+ 5,9 %). Malgré la plus forte hausse de ce panel, soit + 13,3 % sur un an, le prix du neuf à Caen reste plutôt abordable à 4 400 €/m².
Dans le Grand Ouest, Nantes s’établit à 4 538 €/m², grâce à un recul de - 6,4 %, signe d’une correction notable du marché local. D’autres territoires affichent également de fortes corrections. Aix-Marseille Métropole recule à 4 981 €/m² (-5,9 %), tout comme Le Mans, en baisse de - 6,5 %, à 4 115 €/m². A noter que Lyon se stabilise autour de 4 992 €/m² (+ 0,1 %), tandis que Toulouse reste quasiment inchangée à 4 438 €/m².
Les niveaux de prix les plus accessibles se trouvent à Laval (3 362 €/m²), Dijon (3 670 €/m²) ou encore Rouen (3 858 €/m²), confirmant l’existence de marchés nettement plus abordables au sein du territoire national.
Des prix des logements neufs toujours polarisés
Ces données confirment un marché du logement neuf de plus en plus segmenté. D’un côté, les marchés tendus comme l’Île-de-France ou Annecy continuent de tirer les prix vers le haut. De l’autre, plusieurs grandes métropoles régionales poursuivent leur phase d’ajustement, voire de correction, face au fort recul des ventes de logements neufs au premier trimestre 2026.
Au niveau national, la progression reste donc contenue, signe d’un marché du neuf désormais structuré par la rareté foncière, les arbitrages des promoteurs et la sélectivité accrue de la demande.

